Le trail du Ventoux – Le premier trail du printemps ou le dernier de l'hiver
Première étape de la Running Cup, le trail du Ventoux est une des classiques du challenge. Chaque année, il présente l'intérêt de réunir un gros peloton, un plateau top niveau et un parcours mémorable … et réserve à coup sûr des surprises.. il est difficile de savoir comment le Mont Chauve va nous croquer : Surgelé ou rôti ?
Ma petite histoire
J'ai participé 2 fois à l'épreuve. En 2007, pour ma rentrée dans le team Salomon nous avions eu la chance d'avoir des conditions printanières et rejoindre la station météo sous grand vent. J'avais pointé 3ème là-haut, mais cette descente interminable pour rejoindre Bédoin avait eu raison de mes quadris de Bretons. J'avais terminé 7ème. En 2010, j'ai accroché le podium derrière François d'Haene et Ludo Pommeret. La partie sommitale était sous la neige et les nuages. Nous avions eu un parcours moins haut, un peu dans la neige et avec plus de variations de dénivelé. La descente finale fût plus courte. Çà me correspondait mieux.
Les éléments clés
Etre prêt à tout : en s'inscrivant au trail de Ventoux, il faut être prêt à courir en débardeur (pas trop dur), en tenue winter trail avec des chaines sur les chaussures (moins marrant) ou dans le bouillard ou avec un vent à décoiffer les boeufs sur les crêtes... Et parfois on peut retrouver plusieurs de ces conditions le même jour. Même si l'équipe de Serge Jaulin ne vous mettra pas en danger, il faut accorder un maximum d'intérêt à la météo du jour et s'équiper en conséquence... au risque de le regretter.
En mode montagne : Dans la configuration ''normale'', le trail du ventoux c'est une ascension jusqu'à la station météo – 23 kilomètres de montée quasiment non-stop pour 1600m de positif. Cela signifie que près des 2/3 du temps de course seront consacrés à cette montée. Il faut donc avoir sérieusement travaillé la course (ou la marche) ascentionnelle.. dans un premier temps par des randos courses où vous accumulerez des montées puis dans un second temps par un travail spécifique de course en ascentionnel avec par exemple 3X10' à 80-85% de votre fréquence cardiaque maximale dans une pente. Le jour de la course, il est important de ne pas démarrer trop rapidement l'ascension..car elle est longue, usante, et ce n'est pas fini
Une fois là haut, çà monte encore... Passé la sommet, vous allez dans un premier temps plonger par les crêtes puis par les bois vers Chalet Reynard. çà descend..on se lâche mais malheuresement avant de rejoindre l'arrivée, il reste quelques montées sèches de 150/200 D+ qui font très mal aux jambes et au mental. Vous serez prévenu ;-)
Et la descente ? Longue, piégeuse, caillouteuse, elle use ! Là encore, c'est un domaine qu'il faut travailler à l'entrainement. Plutôt que de s'user musculairement et prendre des risques à l'entrainement à faire des descentes rapides, faites plutot un travail de renforcement musculaire : gainage, ceinture abdominale et exercices sur les quadris en mode excentrique. Enfin le jour de la course, un laçage un peu plus serré avant d'aborder la descente vous évitera de finir au fond de vos chaussures avec les ongles noirs à l'arrivée.
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