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le trail du Bout du Monde

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Bain de Soleil en Bretagne et retour en force de Pasquio.

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La Bretagne comme on l’aime ? le rendez vous était donné à la pointe Saint Mathieu pour le trail du Bout du Monde.

Ce matin, c’est soleil azur ! les 870 coureurs présents au rendez vous ne vont pas être déçus des kilomètres de sentiers côtiers proposés sur le parcours du 15 et 32 kilomètres. Ce sont des conditions idylliques.

10 heures du matin, c’est grasse mat’ pour un trailer de partir à cette heure là ! Le trail du Bout du Monde peut le permettre en effet car sa distance courte de 32 kilomètres avec une physionomie roulante permet de rentrer la plupart du peloton en moins de 4 heures.

Niveau profil, les coureurs longent l’atlantique par le sentier côtier découpé entre fougère et rocher avec des vues imprenables sur le grand large. Pas le temps de s’ennuyer sur ces 32 kms. Après avoir fait une boucle de 10 kilomètres dans un petit bois à Plouzané offrant quelques bosses, le peloton débarque sur le sentier côtier. A ce niveau, le terrain offre une série de descentes et montées agrémentées de quelques passages de marches, des traversées de plages. « C’est que du bonheur ce parcours » dixit Morganne Cretton la toute jeune féminine du Team Salomon. « Venant de Pontarlier, c’est un plaisir de profiter de la mer comme ça ! C’est vraiment trop beau ce paysage ! »

Pour cette 4ème édition du trail du Bout du Monde, les conditions optimums de soleil avec températures clémentes ont permis aux trailers d’être au top de leur potentiel.

N’est ce pas David Pasquio ? Aujourd’hui c’est lui l’homme en forme de la course. Il est parti comme un avion et la réaction ne c’est pas fait sentir de la part de la concurrence. Après 10 kilomètres Au Phare du Minou, David passe avec 50 secondes d’avance sur Sylvain Mallet et Samuel Bonaudo, suivent Denis Caillibot, Patrick Lothodé….
Au Phare de Berthaume à 15 kms de l’arrivée David accroît l’avance « Aujourd’hui j’avais envie de courir pour moi, à mon rythme, l’année dernière comme à d’autres malgré ma victoire j’avais attendu les copains pour finir façon course d’équipe. Là j’ai pris mon rythme et vraiment je me sentais bien, c’est mon terrain d’entraînement ici et ma foulée s’adapte automatiquement aux difficultés des sentiers. » En effet à l’arrivée David à plus de 11 minutes d’avance sur les deuxièmes : Il termine en 2h 27 min et 23 sec. Samuel et Sylvain auront fait course commune, ils finissent logiquement main dans la main en 2h 38 min et 25 sec.
Pour illustrer la grande forme de David, notre pompier finit à 1 minute de son temps sur l’édition 2006 malgré un parcours rallongé de près de 2 kilomètres !!!

Chez les filles, il fallait compter avec la sur motivation de Virginie Noury. Remontée à bloc après sa très belle quatrième place au Cross du Mont Blanc, ça n’est pas sur son terrain d’entraînement que Virginie allait laisser passer l’occasion d’engranger un maximum de point ! Objectif : finir première pour se maintenir au mieux sur le classement général du challenge Salomon. Objectif atteint ! En 3h 04 min soit plus de 14 minutes sur sa poursuivante elle s’offre en prime une belle 29ème place au scratch.

L’homme en forme : David Pasquio !

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1/ David, peux-tu nous expliquer ta course et tes objectifs en partant ce matin ?
Je suis parti pour faire une grosse séance. J’en ai marre de subir dans les courses, à chaque fois je subis ! Ca part beaucoup trop vite pour moi, je subis les accélérations des gars. Là il y avait 2 gars qui venaient de la route, ils sont partis à un bon rythme, je suis parti avec eux. Il y avait Sam et Christophe et beaucoup d’autres coureurs, on devait être une dizaine. Moi après j’ai remis des coups d’accélérateur jusqu’à arrivée au sentier côtier. Là j’ai gardé la même allure que sur le roulant, je suis parti à mon train sans accélérer et j’ai continué toute la course à ce rythme là. J’ai peut-être accéléré à 6 ou 7 kilomètres de l’arrivée. J’avais envie de mieux faire que l’année dernière mais finalement je fais le même temps mais je pense qu’il est plus long que l’année dernière ( de quelques kilomètres) car l’année dernière je l’ai fait en dedans et là je fais le même temps.

2/ Pour toi le Trail du Bout du Monde, c’est un peu ton terrain d’entraînement, c’est un profil de parcours sur lequel t’as l’habitude d’aller courir ?
Oui, j’habite à 800 mètres des falaises dans le Finistère. Enfin, dans le Finistère mais je suis à 1h30 d’ici, je suis tout proche du Morbihan. Je n’habite pas très loin de Doellan. C’est exactement le même style de profil, donc je me régale ! Je n’ai pas besoin de regarder où je vais mettre mes pieds, ma foulée s’adapte au terrain. J’ai beaucoup plus de facilité par rapport aux autres gars. Je ne dis pas que ma cheville ne se tort pas de temps en temps mais c’est rare. Par rapport aux autres qui sont obligés de faire attention où ils mettent les pieds, chez moi c’est naturel parce que c’est mon terrain. Je me fais des séances aussi sur les sentiers côtiers : c’est-à-dire que je parcours 5 – 10 minutes et je travaille au cardio à 180 / 190 pulsations et je me fais 1 minute de récup et j’enchaîne 5 à 7 fois. Ca me fait travailler dénivelé et vitesse en même temps.

3/ T’as gagné l’Aubrac il y a 15 jours, là tu viens de gagner le Trail du Bout du Monde haut la main, on peut dire que tu es en forme en ce moment ?
Ouais j’ai du jus et en fait j’ai du jus parce que j’ai fait le cross cet hiver donc ça m’a permis de faire de la vitesse, musculairement aussi de travailler parce que dans la boue on travaille pas mal. Puis j’ai fait pas mal de séances de vitesse donc j’ai pu garder de la vitesse et ensuite j’ai enchaîné avec la préparation sur 100 bornes, donc j’ai fait du long. Je me suis blessé, je suis resté 3 semaines sans courir, j’avais des problèmes au dos et c’était la 1ère fois que je coupais totalement car d’habitude lorsque je coupais 3 semaines, je faisais tout de même quelques footings. Là ça a été vraiment 3 semaines sans rien faire, un peu de rando mais vraiment tranquille. Ca m’a fait énormément de bien et puis je suis allé à l’Aubrac sans préparation, une séance de côte, donc j’ai souffert au niveau des côtes par contre tout ce qui était relance et plat, vu que ce n’était pas du très gros dénivelé, j’avais du jus. Donc j’essayais de gérer dans les côtes et derrière je relançai et je revenais sur les autres puis je les lâchais. Aujourd’hui ce n’était pas un gros dénivelé mais j’ai commencé ma préparation en dénivelé donc je me sens de mieux en mieux donc maintenant il va falloir gérer correctement. Il ne faut pas que j’en fasse de trop car étant donné que je prépare l’UTMB, il faut que je gère correctement.

4/ Ton objectif de fin d’année, c’est l’UTMB ?
Oui j’ai envie de faire quelque chose de bien, maintenant c’est difficile à dire parce que c’est très long, déjà le finir et le finir dans les bons ça serait bien. Mais bon là c’est vraiment du gros, ça vient de partout et il y a les meilleurs du monde.

5/ Comment tu t’y prépares, toi qui n’est pas un montagnard ?
Mes sorties longues, c’est en gros 2h / 2h30 et j’essaye d’inclure du travail de côte aller-retour sur 1 km. Ca fait côte, plat, descente ce qui fait 1 km et j’essaye d’enchaîner ça 10 fois avec très peu de récup. Soit je le fais 10 fois d’affilée, soit je prends 30-45 secondes de récup. Par contre je le fais sur un rythme très élevé, je suis à 185/195 pulsations. Je n’ai pas trop le choix, c’est vrai que c’est chiant par rapport à ceux qui sont en montagne mais bon je suis obligé de m’adapter.

6/ En ce moment, on en voit de plus en plus qui vont faire du repérage ou qui font des stages d’entraînement, est-ce que toi tu es dans cet esprit là ? Est-ce que tu vas aller faire une préparation pour l’UTMB ?
Non je ne le fais pas parce que tout d’abord je n’ai pas le temps par rapport à mon boulot. Je ne peux pas partir comme ça une semaine après je dois des jours et puis ensuite je ne peux pas faire d’autres courses. Je ne veux pas miser tout sur une seule course parce que même si je me loupe sur l’UTMB, j’ai encore d’autres courses derrière. Il y en a, c’est leur seul objectif, alors quand ils loupent ça, au niveau moral ils ne sont pas au top. Moi je fais un peu de route, je fais du cross, je fais des trails. Donc je ne veux pas pour l’instant tout miser sur l’UTMB, parce que si je mise tout sur cette course et que j’abandonne ou me blesse, je pense que ça me dégoûterait et qu’au niveau moral ça serait très dur.

Un varois au Bout du Monde :

Thomas a kidnappé le titre du Challenge Salomon depuis la quatrième manche à Guerlédan, cela n’a néanmoins pas démotivé des compétiteurs comme Samuel Bonaudo, venu glaner une place sur le podium du classement général du Challenge Salomon Endurance,avant de rentrer en force dans la préparation UTMB.

Pas facile de se rendre au Bout du Monde qu’en on habite Toulon, et que l’on est patron d’un magasin pour lequel les soldes battent leur plein. Le week-end Breton de Sam ? il a été express : Arrivé à 22h 30 à l’aéroport de Brest après avoir passé une journée entière dans le magasin. Petite nuit dans le bungalow du Staff Salomon sur un lit de fortune, puis au petit matin sous le soleil Breton (oui oui Soleil breton !!! bien en forme !) Sam était fin prêt au départ. Après temps de bouleversement difficile de tenir les foulées d’un David Pasquio affûté. Sam a néanmoins tenu bon pour la deuxième place, il paraissait même assez frais pour finaliser son podium en solo ! Mais sa générosité le fait franchir la course main dans la main avec son binôme du jour sur une bonne partie du parcours : Sylvain Mallet.

Et oui ! faut pas croire, mais les gars du team Salomon ne sont pas assistés au petit oignons, ils ont eux aussi une vie de famille, un métier et font avec leur emploi du temps très chargé, c’est des «Messieurs tout le monde du trail ! »

Brève du team:

C’est les vacances pour beaucoup d’athlètes du Team ! Avant le prochain rendez vous au Canigou le 5 août, beaucoup profite de leur mois de juillet pour se « mettre au vert » et peaufiner leur préparation de fin de saison. Si le bémol est mis sur la vie professionnelle, on profite de son temps libre pour s’entraîner un peu plus en quantitatif ! David, Sam et Gilles Dhiel ont 8 semaines avant le grand Rendez vous de l’année : l’UTMB.

Christian quant à lui souhaite finir en beauté le challenge Salomon au Canigou afin de se fixer les Templiers. Après sa première place assurée au classement général du Challenge Salomon 2007, Thomas Lorblanchet aura bien sûre à cœur de signer par un grand coup cette saison sur le rendez vous d’octobre en Aveyron !

Prochain rendez-vous :

Un petit peu de vacances pour la Caravane du Challenge Salomon Endurance avant de se retrouver le 5 août prochain sur le Trail du Canigou ! Attention c’est une manche chargée en émotion avec de l’aérien, de belle cheminée à franchir, du gros dénivelé ! Mais c’est aussi et surtout une grosse fête avec prêt de 10 000 spectateurs semés tout le long du parcours ! Un rendez vous incontournable dans les Pyrénées sur la Montagne Canigou !

Texte : Isabel Levionnois / Mouss production
Photos : JMK Consult

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